TLMEP – Jeux, cocktails et ingérence au menu pour les chefs de partis

TLMEP – Jeux, cocktails et ingérence au menu pour les chefs de partis

Guy A. Lepage semblait fier que son plateau de Tout le monde en parle (TLMEP) soit le dernier à recevoir les cinq chefs de partis en campagne électorale en même

Les chefs de partis Paul St-Pierre Plamondon, Christine Fréchette et Éric Duhaime sur le plateau de TLMEP.

Guy A. Lepage semblait fier que son plateau de Tout le monde en parle (TLMEP) soit le dernier à recevoir les cinq chefs de partis en campagne électorale en même temps, dimanche, après les trois débats télévisés de TVA, Noovo et Radio-Canada.

Avec en main chacun son cocktail conçu spécialement pour lui ou elle, Christine Fréchette, Paul St-Pierre Plamondon, Charles Milliard, Ruba Ghazal et Éric Duhaime ont répondu aux questions de l’animateur et son coanimateur MC Gilles, lesquelles ont touché à peu près à toutes les thématiques.

Le point sur l’ingérence

D’entrée de jeu, la question de l’ingérence américaine dans le présent processus électoral a été abordée de front.

Guy A. Lepage a rappelé que le gouvernement fédéral s’inquiète des activités du groupe de réflexion américain Defense Analyses and Research Corporation (DARC). «Un think tank aligné sur le mouvement MAGA qui proposerait des stratégies pour déstabiliser le Canada et soutenir financièrement le Parti québécois», a-t-il souligné.

Paul St-Pierre Plamondon a-t-il eu des relations avec DARC ou l’administration Trump? Le principal intéressé assure que non et maintient avoir appris l’existence de DARC dans les articles publiés par les médias de Québecor vendredi dernier, lesquels ont déclenché la controverse.

«C’est un épisode assez regrettable, parce que notre rôle n’est pas de faire diminuer la confiance de la population dans le processus», a statué Paul St-Pierre Plamondon.

Christine Fréchette aurait été mise au courant le 19 septembre de cette possible ingérence dans l’élection. Vendredi dernier, elle s’est dite «très préoccupée» par la situation, avant de tempérer ses propos par la suite.

«Aujourd’hui, à 8h05, sur une échelle de un à 10, ça vous préoccupe combien?», a badiné Guy A. Lepage.

«J’ai indiqué un peu plus tard en journée que les préoccupations étaient moindres. À ce jour, elles sont moindres. Il y a des analyses qui sont en cours. On est quand même susceptibles de faire l’objet de manœuvres visant à nous déstabiliser (…)», a répondu la première ministre.

Mme Fréchette a évoqué des manœuvres de Donald Trump pour fragiliser le pays. Le président américain, a-t-elle indiqué, a déjà tenté de négocier directement avec le Québec dans la foulée de sa guerre tarifaire, «ce à quoi j’ai fermé la porte très rapidement», a ajouté Madame Fréchette.

Éric Duhaime, de son côté, qualifie de «science-fiction» cette histoire d’ingérence. Ruba Ghazal a assuré que personne d’autre que les Québécois ne décidera de l’issue du scrutin du 5 octobre.

Pour ou contre un référendum?

La tenue d’un éventuel référendum, les sondages défavorables pour Québec solidaire, l’approche de Christine Fréchette à la tête de la CAQ versus celle de François Legault, les gestes d’intimidation de partisans du Parti conservateur envers la fille de Bernard Drainville et la promesse de «bébé bonus» du Parti Québécois… Tous ces sujets ont aussi été abordés par Guy A. Lepage au cours de l’entrevue.

Puis, l’hôte de TLMEP a soumis un jeu révélateur à ses cinq interlocuteurs. Ceux-ci devaient reconnaître les membres de leur propre équipe alors que défilaient des photos de quelques-uns des 908 candidats aux élections à travers le Québec.

Ensuite, les politiciens ont dû brandir des cartons «pour» ou «contre» à l’évocation de différentes propositions (le troisième lien, le TGV, le péage sur les routes, acheter des produits américains, le financement des écoles privées, etc.).

Lorsque Guy A. Lepage a évoqué l’indépendance du Québec, Christine Fréchette a levé le carton «contre». Une réponse bien plus claire que ce qu’elle avait offert jusqu’ici dans la campagne. Talonnée sur son appui soupçonné à l’indépendance à cause de son passé péquiste – notamment par le chef du Parti libéral – Mme Fréchette avait jusqu’ici esquivé la question en disant simplement qu’elle est «autonomiste».

La santé de Paul Piché

Paul Piché a aussi fait un passage remarqué à TLMEP pour promouvoir sa biographie Tout au long de l’escalier, écrite par l’auteur-compositeur Alexandre Belliard. Le chanteur a a survolé son enfance dans la pauvreté, son début de carrière, son adolescence rebelle et ses convictions souverainistes, entre autres.

Il s’est aussi ouvert sur la maladie auto-immune – «très rare», a précisé Guy A. Lepage – qui l’afflige, la myasthénie grave, qui lui a fait craindre de ne plus pouvoir chanter.

«C’est une maladie très, très complexe, qui est sous contrôle. Tout va bien», a expliqué Paul Piché.

«Il y en a que c’est les jambes [sic]. D’autres, c’est les yeux qui tombent. Tes muscles, à un moment donné, ne répondent plus bien aux signaux que ton cerveau envoie. (…) La majorité des patients, c’est des femmes entre 30 et 40 ans. Je suis juste chanceux (rires).»

«Heureusement, quand tu es pris en charge par le système de santé, je leur dis tous merci. Les gens sont vraiment bons», a conclu le légendaire artiste, âme de Y’a pas grand-chose dans l’ciel à soir et Mon Joe.

Thélyson Orélien: connaîtra-t-on la vérité?

L’affaire entourant Thélyson Orélien, auteur du livre C’était ça ou mourir soupçonné d’avoir utilisé l’intelligence artificielle, a été abordée avec les invités Laura-Ève Lambert (anciennement Kev Lambert), autrice, et François Cardinal, vice-président Information et éditeur adjoint à La Presse.

La Presse a enquêté la semaine dernière et découvert que plusieurs textes signés Thélyson Orélien – et parus entre autres dans ses pages et sur le site de Radio-Canada – avaient d’abord été publiés sous d’autres plumes, sur d’autres tribunes.

François Cardinal a mentionné à Tout le monde en parle, dimanche, que La Presse continue de fouiller le dossier, qui contient «encore des zones d’ombre».

Connaîtra-t-on un jour la vérité en ce qui a trait à C’était ça ou mourir?

«C’est possible qu’on ne le sache pas. (…) Là, j’ai l’impression que les discours sont beaucoup accusatoires envers un individu, mais l’intelligence artificielle pose des questions pas mal plus générales que « est-ce que Thélyson Orélien l’a utilisée, oui ou non ». (…) Il faut globaliser le débat», a souligné Laura-Ève Lambert.

Lire l’article complet sur le site source
Journal Métro (FR)




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