États-Unis : plus de 300 000 visas révoqués depuis le retour de Donald Trump

États-Unis : plus de 300 000 visas révoqués depuis le retour de Donald Trump

L'administration Trump affirme avoir révoqué plus de 300 000 visas américains depuis janvier 2025. Dans un bilan publié le 20 octobre 2026, la Maison-Blanche détaille plusieurs catégories de révocations, notamment celles concernant les étudiants étra...

États-Unis : plus de 300 000 visas révoqués depuis le retour de Donald Trump

Les États-Unis ont franchi le seuil des 300 000 visas révoqués depuis le début du second mandat de Donald Trump, en janvier 2025.

Ce chiffre figure dans un bilan publié le 20 octobre 2026 par la Maison-Blanche, consacré aux résultats de la politique migratoire de l’administration américaine.

Le Département d’État a également confirmé ce total. Son porte-parole, Tommy Pigott, souligne l’ampleur des révocations de visas engagées par l’administration américaine : « Avec plus de 300 000 révocations, l’administration Trump a révoqué plus de visas, à un rythme plus soutenu, que n’importe quelle autre administration de l’histoire ».

Le porte-parole précise également la position des autorités américaines : « Que le message soit clair : nous appliquons une tolérance zéro envers les étrangers titulaires d’un visa qui enfreignent la loi, commettent des fraudes ou portent atteinte à notre sécurité nationale. Nous prenons, et continuerons de prendre, des mesures pour assurer la sécurité de nos frontières et de notre nation ».

Cette annonce intervient alors que Washington a considérablement renforcé les vérifications concernant les étrangers souhaitant entrer ou séjourner sur son territoire.

Plus de 300 000 visas annulés en moins de deux ans

Les dernières données américaines témoignent d’une nette accélération des révocations de visas au cours des derniers mois.

Le 10 août 2026, le Département d’État faisait état de plus de 175 000 visas révoqués depuis janvier 2025. Fin septembre, ce bilan dépassait déjà 250 000 révocations, avant de franchir le seuil des 300 000 le 20 octobre.

Les autorités américaines expliquent ces décisions par différents motifs, parmi lesquels les infractions pénales, les violations des conditions de séjour, les fraudes migratoires ou encore les risques présumés pour la sécurité nationale.

Le Département d’État n’a toutefois pas publié de ventilation exhaustive permettant de connaître précisément la répartition de ces révocations par nationalité, catégorie de visa ou motif.

Tourisme de naissance et visas étudiants parmi les motifs de révocation

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Dans son communiqué du 20 octobre, la Maison-Blanche apporte plusieurs précisions sur les catégories de visas concernés.

Selon les chiffres avancés par l’administration américaine :

  • Au moins 4 000 visas ont été révoqués dans des dossiers associés au « tourisme de naissance » (birth tourism).
  • 6 000 visas étudiants ont été retirés à des ressortissants étrangers que les autorités présentent comme ayant commis des infractions ou entretenant des liens avec le terrorisme.
  • Plus de 700 visas de ressortissants chinois ont été révoqués par la cellule spécialement chargée de lutter contre le tourisme de naissance depuis sa création en août 2026.

Ces chiffres correspondent à des catégories particulières et ne constituent pas une ventilation complète des 300 000 révocations annoncées.

Le « tourisme de naissance » désigne les voyages entrepris dans le but principal d’accoucher aux États-Unis afin que l’enfant puisse bénéficier de la citoyenneté américaine.

Cette pratique fait l’objet d’une attention renforcée de Washington depuis plusieurs mois.

En août dernier, Donald Trump avait signé deux décrets destinés à renforcer la lutte contre le tourisme de naissance, prévoyant notamment des restrictions et révocations de visas dans les situations concernées.

Le 23 septembre, le Département d’État avait également annoncé la création d’un portail de signalement des fraudes et utilisations abusives de visas.

Les contrôles des titulaires de visas américains se renforcent

Ces révocations s’inscrivent dans une politique de surveillance accrue des ressortissants étrangers, y compris après la délivrance de leur visa.

Les autorités américaines ont notamment renforcé l’examen des antécédents des demandeurs et la vérification des informations disponibles sur les réseaux sociaux.

La politique de révocation ne concerne donc pas uniquement les personnes ayant franchi irrégulièrement la frontière américaine. Elle peut également viser des étrangers ayant obtenu un visa en bonne et due forme, mais dont la situation fait ensuite l’objet d’un réexamen.

En août 2026, VisasNews révélait également qu’une opération visant jusqu’à 200 000 visas B1/B2 était à l’étude.

Cette initiative concernait les ressortissants étrangers entrés aux États-Unis avec un visa de tourisme ou d’affaires avant de déposer une demande d’asile.

Le bilan du 20 octobre ne permet cependant pas de déterminer dans quelle mesure cette opération a été mise en œuvre ni quelle proportion de ces dossiers figure dans les 300 000 révocations annoncées.

Cette politique suscite également des critiques de la part d’organisations de défense des droits, notamment concernant certains retraits de visas associés à des prises de position politiques ou à des publications sur les réseaux sociaux.

Quelles conséquences pour les voyageurs titulaires d’un visa américain ?

Une révocation de visa ne doit pas être confondue avec un refus de visa ou une expulsion du territoire américain.

Selon la définition officielle du Département d’État, un visa révoqué est un visa annulé qui ne peut plus être utilisé pour voyager vers les États-Unis, même si la date d’expiration imprimée sur le document n’est pas encore atteinte.

Un ressortissant étranger dont le visa a été révoqué ne peut donc plus s’en prévaloir pour effectuer un nouveau voyage. La possibilité d’obtenir un autre visa dépend ensuite de sa situation personnelle et des motifs ayant conduit à la révocation.

Pour les personnes déjà présentes aux États-Unis, les conséquences sur leur droit au séjour doivent être appréciées séparément, selon leur statut migratoire.

Il convient également de distinguer les visas américains de l’autorisation de voyage électronique ESTA, utilisée par les ressortissants de pays participant au programme d’exemption de visa, dont la France, la Belgique ou la Suisse.

Le bilan annoncé par Washington ne constitue pas, en lui-même, une révocation générale des autorisations ESTA ni une nouvelle formalité applicable à tous les voyageurs internationaux.

L’éclairage VisasNews

Avec plus de 300 000 visas révoqués depuis janvier 2025, les États-Unis confirment le renforcement de leur politique de contrôle des ressortissants étrangers, y compris après la délivrance d’un visa.

Ce chiffre doit toutefois être interprété avec précision : une révocation de visa ne correspond pas nécessairement à une expulsion, et les autorités américaines n’ont pas communiqué de répartition complète des annulations par nationalité ou catégorie de visa.

Pour les voyageurs, cette évolution rappelle qu’un visa américain peut perdre sa validité avant sa date d’expiration, notamment lorsque les autorités considèrent que les conditions de sa délivrance ou de son utilisation ne sont plus réunies.

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VisasNews - World




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