L’entente signée en 2017 pour céder l’hippodrome à la Ville de Montréal est en cours de renégociation, et la mairesse s’attend à un dénouement rapide. Les discussions pourraient mener à
L’entente signée en 2017 pour céder l’hippodrome à la Ville de Montréal est en cours de renégociation, et la mairesse s’attend à un dénouement rapide. Les discussions pourraient mener à une accélération de la construction.
Avant 2017, l’hippodrome appartenait à une société d’État du gouvernement provincial. Le site a été cédé gratuitement à la Ville par l’ancien gouvernement de Philippe Couillard, avec la condition que les terrains soient vendus avant 2024. Et – fait à noter – que les profits des ventes soient partagés avec le gouvernement.
Or, à ce jour aucun terrain n’a été cédé. Et bien avant d’envoyer de l’argent à Québec, Montréal espère recevoir un coup de main pour financer l’ajout d’infrastructures municipales sur le site, comme les égouts. Une responsabilité qui coûtera plus d’un milliard de dollars.
En entrevue avec Métro pour souligner le premier anniversaire de son élection, la mairesse Soraya Martinez Ferrada prédit d’importants développements cette année pour l’hippodrome. La renégociation de l’entente avec Québec devrait débloquer rapidement.
«C’est une question de semaines ou de mois. Ça ne sera pas très long, je pense qu’on va arriver à régler cet enjeu», dit-elle.
Des milliers de logements à développer
Mme Martinez Ferrada s’est gardée de dévoiler les détails des négociations.
Plusieurs aspects du dossier de l’hippodrome dépendent de ces discussions entre la Ville et la province. Avant même de pouvoir penser à vendre ou à céder certains lots, Montréal doit s’assurer qu’elle ne perdra pas la propriété du site.
La Ville espère aussi que Québec contribue au fonds créé pour financer les infrastructures. Jusqu’ici, Montréal y a mis 192,5 M$ et le fédéral a contribué 128,3 M$.
Entretemps, la gestion du dossier a été transmise au GALOPH, un organisme créé pour la cause. Le GALOPH espère pouvoir lancer un premier projet de 800 logements dès 2027, et un autre 1000 logements supplémentaires par la suite.
Un autre lot a été cédé à l’organisme Communia pour construire au minimum 225 logements sociaux, visant principalement les personnes âgées.
Au total, la Ville souhaite développer environ 10 000 logements sur le site de l’ancien hippodrome.