Nos Glorieux nous ont fait rêver au printemps, et c’est avec deux des principaux artisans de l’actuel succès du Canadien, l’entraîneur-chef Martin St-Louis et le directeur général Kent Hughes, que
Nos Glorieux nous ont fait rêver au printemps, et c’est avec deux des principaux artisans de l’actuel succès du Canadien, l’entraîneur-chef Martin St-Louis et le directeur général Kent Hughes, que la 23e saison de Tout le monde en parle s’est ouverte, dimanche soir, à Radio-Canada.
Guy A. Lepage et son coanimateur MC Gilles ont d’abord taquiné les deux hommes au sujet des négociations rapides – bouclées en une seule rencontre – ayant mené à la prolongation de contrat de quatre ans de Martin St-Louis. Apparemment, la question salariale n’était pas un enjeu pour ce dernier, a souligné Guy A. Lepage.
St-Louis a expliqué qu’il avait d’abord et avant tout à cœur de demeurer investi avec le Canadien, de poursuivre la progression entamée avec l’équipe.
«Je fais ce que j’aime avec du monde incroyable», a avancé St-Louis, avant que MC Gilles ne lui oppose un «Combien?» frondeur. «Ça s’est fait vite!», a répliqué le coach.
Continuer à construire
Le Canadien a connu une saison exceptionnelle l’an dernier – 51 buts pour Cole Caufield, 101 points pour Nick Suzuki, «des plateaux jamais atteints en plus de 30 ans», souligne St-Louis. Et une défaite en finale de l’Association de l’Est contre les Hurricanes de la Caroline, finalement vainqueurs de la coupe Stanley. Est-ce que la «reconstruction» du Canadien entreprise il y a quelques années par la direction en place est terminée?
«On continue à construire, a répondu un Martin St-Louis souriant. Notre but n’est pas nécessairement de mettre une date. […] C’est de continuer à progresser. […] Je suis confiant que de la manière qu’on fait les choses, qu’on est capables de continuer à s’améliorer. Est-ce que ça va être assez pour nous amener à notre but ultime? On va voir.»
On a vu un extrait de Martin St-Louis s’adressant joyeusement à ses protégés dans le vestiaire, des échanges qu’il qualifie de «beaucoup spontanés». Et Guy A. Lepage a badiné autour de son utilisation fréquente de l’expression «fuck*ng», souvent répétée dans la série La reconstruction: au cœur des Canadiens de Montréal, disponible sur Crave.
Avec Kent Hughes, il a notamment été question de sa visite dans le bureau de Martin St-Louis après chaque partie, en compagnie du président des opérations hockey du Canadien, Jeff Gorton. Les conversations y sont toujours franches, ce qui témoigne de la complicité des dirigeants, estime Martin St-Louis.
«Martin me connaît assez pour savoir que je veux partager mes idées, mes pensées tout de suite [après la partie], a mentionné Kent Hughes. Je veux parler de qu’est-ce que j’ai vu.»
Le premier match de la saison du Canadien de Montréal aura lieu le 29 septembre, face aux Maple Leafs, à Toronto.
Devenir Pauline Julien et Gérald Godin
Visiblement passionnés par leur sujet, Suzanne Clément et Patrice Dubois, qui incarnent la chanteuse Pauline Julien et le poète et politicien Gérald Godin dans le film Pauline Julien: femme pays, ont expliqué comment ils se sont approprié ces deux personnages plus grands que nature de la culture québécoise, farouchement indépendantistes.
Suzanne Clément a évoqué les multiples questionnements de Pauline Julien, qui garnissaient ses journaux personnels.
«C’est une femme qui est née en 1928. À cette époque, on ne demandait pas aux femmes, nécessairement, d’avoir une parole, ou même de se positionner dans sa vie. Et Pauline s’est positionnée dans à peu près toutes les facettes de sa vie, elle s’est requestionnée toute sa vie», a détaillé Suzanne Clément, qui chante de sa propre voix dans le long métrage, lequel constitue «un petit cours d’histoire du Québec contemporain», dixit Guy A. Lepage.
Patrice Dubois s’est remémoré les années comme député du Parti Québécois de Gérald Godin dans la circonscription de Mercier, où il était très accessible, «un homme de la rue», soutient le comédien.
«Quand on était dans Mercier, on savait que Gérald, peut-être, pourrait être là…»
Pauline Julien: femme pays d’Anaïs Barbeau-Lavalette prendra l’affiche le 25 septembre.
L’IApocalypse bientôt?
Le chercheur en intelligence artificielle de renommée mondiale Yoshua Bengio, lui, a tempéré les inquiétudes montantes – néanmoins très justifiées, a-t-il prouvé avec plusieurs exemples – devant les possibles dérives de l’intelligence artificielle («l’IApocalypse», a blagué Guy A. Lepage) à Tout le monde en parle, dimanche.
Le fait de concevoir des entités toujours plus intelligentes que l’être humain pourrait entraîner des conséquences «catastrophiques», a résumé le spécialiste, qui invite les citoyens à «s’emparer de ces sujets-là».
«Le focus devrait [être] sur les faits scientifiques. […] Il ne faut pas paniquer parce que ça ne sert à rien. […] La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des solutions techniques, et c’est quelque chose qu’on développe ici à Montréal», a affirmé Yoshua Bengio, fondateur de l’organisation LoiZéro, laquelle élabore des solutions techniques pour encadrer une évolution sécuritaire de l’IA.
Et la campagne électorale?
Guy A. Lepage a spécifié dimanche que les chefs des cinq principaux partis politiques en campagne électorale en vue du scrutin du 5 octobre seront de passage sur son plateau dimanche prochain, 27 septembre, et qu’ils participeront à une entrevue commune.