Les voyageurs se rendant en Ouganda n’ont désormais plus à présenter de certificat de vaccination contre la fièvre jaune pour entrer dans le pays. L’administration ougandaise de l’immigration vient de confirmer officiellement la suppression de cette...
Après le Bénin, qui a récemment confirmé l’absence de contrôle du carnet de vaccination contre la fièvre jaune à ses points d’entrée, l’Ouganda apporte à son tour une clarification importante concernant cette formalité sanitaire.
Cette annonce intervient un peu plus d’un mois après la fin officielle de l’épisode d’Ebola à virus Bundibugyo dans le pays, déclarée le 27 août 2026 après 42 jours sans nouveau cas, tandis que la vigilance sanitaire reste de mise aux frontières en raison de l’épidémie toujours active en République démocratique du Congo voisine.
Dans un avis officiel publié ce 2 octobre 2026, le National Citizenship and Immigration Control (NCIC), qui dépend du ministère ougandais de l’Intérieur, indique que le certificat de vaccination contre la fièvre jaune « n’est plus une exigence obligatoire pour entrer en Ouganda ».
L’Ouganda confirme la fin de l’obligation du certificat de vaccination
Un prochain voyage en Ouganda ?
Votre e-Visa en quelques clicsLa clarification publiée par les autorités est sans ambiguïté : les voyageurs entrant en Ouganda n’ont plus besoin de présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune.
Le NCIC précise également que cette exigence ne figure plus sur le portail officiel de demande de visa électronique ni parmi les conditions d’entrée présentées par l’administration ougandaise de l’immigration.
Cette annonce publique fait suite à une clarification adressée quelques semaines plus tôt à l’Uganda Tourism Board.
Dans une lettre datée du 27 août 2026, reçue par l’organisme touristique le 3 septembre dernier, l’administration de l’immigration répondait à une demande d’éclaircissement formulée fin juillet et confirmait déjà que le certificat n’était plus obligatoire pour entrer sur le territoire.
Le certificat n’est plus demandé pour le visa touristique
La modification est également visible dans les formalités du visa touristique ougandais à entrée unique.
La page officielle consacrée à ce visa énumère actuellement, selon le motif du séjour, le passeport, une photographie récente, l’itinéraire ou encore la réservation d’hébergement parmi les justificatifs à fournir. Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune n’apparaît plus parmi les pièces requises pour une demande touristique, et ce depuis l’année dernière.
Le visa touristique ougandais reste demandé en ligne aux voyageurs soumis à visa et coûte 50 dollars américains. L’autorisation délivrée doit être utilisée dans les 90 jours suivant son approbation.
Une formalité supprimée, mais une vaccination toujours recommandée
La disparition de l’obligation de présenter un certificat à l’entrée ne signifie toutefois pas que le risque lié à la fièvre jaune disparaît.
Dans ses recommandations actualisées en 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) conseille la vaccination aux voyageurs âgés de 9 mois ou plus se rendant dans des zones où existe un risque de transmission de la fièvre jaune, sous réserve notamment des éventuelles contre-indications médicales. L’Ouganda fait partie des pays où un risque de transmission de la maladie est identifié.
La distinction est donc importante : l’Ouganda supprime l’obligation documentaire liée au certificat de vaccination à la frontière, mais la vaccination conserve son intérêt sanitaire pour les voyageurs.
L’éclairage VisasNews
La clarification publiée par l’immigration ougandaise met fin à une formalité longtemps associée à l’entrée dans le pays : le certificat de vaccination contre la fièvre jaune n’est désormais plus obligatoire. Comme au Bénin, où les autorités ont récemment précisé que le carnet de vaccination n’était plus contrôlé aux frontières, il convient néanmoins de distinguer l’exigence administrative de la recommandation sanitaire. La vaccination contre la fièvre jaune reste recommandée pour un séjour en Ouganda compte tenu du risque de transmission de la maladie.