Marvin Rotrand, ex-conseiller municipal et un des piliers de la campagne nationale pour un Mois du patrimoine chinois canadien, compte demander à la Ville de Montréal d’appuyer officiellement sa cause.
Marvin Rotrand, ex-conseiller municipal et un des piliers de la campagne nationale pour un Mois du patrimoine chinois canadien, compte demander à la Ville de Montréal d’appuyer officiellement sa cause. Le mouvement a déjà recueilli 2000 signatures pour sa pétition pour une reconnaissance fédérale.
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M. Rotrand, directeur général de Unis contre la haine Canada, a indiqué que la campagne sollicitera prochainement la Ville pour qu’elle adopte une résolution de soutien. La démarche s’inscrit dans une offensive municipale plus large: 17 villes canadiennes ont déjà adopté de telles résolutions, dont Toronto, Vaughan, Markham, Burnaby et Richmond Hill. La campagne dit être en pourparlers avec une douzaine d’autres municipalités en vue des séances des conseils municipaux d’août et de septembre.
La Ville de Montréal souligne déjà annuellement le Mois du patrimoine asiatique en mai. La campagne cherche toutefois une reconnaissance distincte et spécifique à la communauté chinoise.
Un projet de loi à l’automne
La pétition, accessible sur le site de la Chambre des communes jusqu’au 15 août, sera déposée en septembre par Michael Ma, député de Markham–Unionville. Ce dernier prévoit présenter un projet de loi lors de la session d’automne du Parlement, visant à proclamer officiellement le mois de février comme Mois du patrimoine chinois canadien. L’événement serait ainsi souligné en même temps que le Mois de l’histoire des Noirs.
«Son projet de loi revêt une importance capitale pour les Canadiens d’origine chinoise. Le Canada compte 69 journées et mois commémoratifs officiellement reconnus, mais aucun n’est dédié à la communauté chinoise. Il s’agit là d’une omission flagrante qui doit être corrigée», a affirmé Jimmy Chan, président des associations Chan du Québec, cofondatrices de la campagne.
Le gouvernement du Canada et la Ville de Montréal reconnaissent déjà le Mois du patrimoine asiatique, souligné en mai.
Une communauté aux racines profondes
La campagne rappelle que les Chinois sont présents au Canada depuis avant la Confédération, et qu’ils sont le seul groupe à avoir été ciblé par une discrimination officielle, sous la forme d’une taxe d’entrée puis d’une loi d’exclusion. Aujourd’hui, la communauté canadienne d’origine chinoise compte 1,8 million de personnes.
L’Ontario a déjà adopté en 2024 le projet de loi 183 instaurant un mois provincial du patrimoine chinois, et la Colombie-Britannique débat actuellement d’une mesure similaire. La campagne, qui regroupe désormais 38 organisations partenaires, vise à obtenir la même reconnaissance au niveau fédéral.