Le gouvernement des Îles Salomon confirme officiellement la mise en service de son nouveau système de visa électronique. Après l’activation du paiement en ligne le 22 août 2026, les autorités annoncent désormais l’entrée en fonctionnement du nouveau...
Le nouveau visa électronique des Îles Salomon est officiellement entré dans sa phase opérationnelle.
Dans un communiqué publié le 7 septembre et daté de Honiara du 6 septembre 2026, le gouvernement annonce avoir « officiellement mis en place un nouveau système de gestion des frontières et un nouveau régime de visas afin de renforcer la sécurité aux frontières et de faciliter les déplacements vers les Îles Salomon, tout en les rendant plus efficaces ».
Ces réformes sont administrées par la Solomon Islands Immigration Division, rattachée au ministère du Commerce, de l’Industrie, du Travail et de l’Immigration. Elles s’appuient sur le Solomon Islands Border Management System (BMS), progressivement déployé ces derniers mois aux frontières du pays.
Les demandes de visa peuvent désormais être traitées entièrement en ligne
En vertu de l’article 92(1) de l’Immigration Act 2012, les autorités ont approuvé un système électronique permettant de déposer et de traiter les demandes de visa.
Le gouvernement explique que le nouveau Electronic Visa System permet au demandeur d’effectuer sa démarche en ligne, puis à l’administration de traiter, approuver et enregistrer électroniquement la décision. Une décision rendue au moyen du système est juridiquement reconnue comme ayant été prise par un agent d’immigration habilité.
Les touristes et autres voyageurs soumis à l’obligation de visa doivent désormais utiliser le portail électronique avant leur voyage, précise le ministère.
La Division de l’immigration indique actuellement que les demandes et paiements en ligne sont opérationnels et présente plusieurs classes de visas accessibles électroniquement, notamment les visas de visiteur et d’affaires ainsi que certaines catégories d’exemption ou à objet spécifique.
Le paiement en ligne fonctionne depuis le 22 août 2026
L’annonce gouvernementale du 6 septembre vient officialiser un dispositif dont les dernières composantes avaient déjà commencé à fonctionner quelques semaines auparavant.
Le 22 août 2026, la Solomon Islands Immigration Division annonçait que la passerelle de paiement des visas était désormais opérationnelle. À cette date, l’administration indiquait que les demandeurs pouvaient déposer leur demande et régler les frais de visa en ligne, tout en précisant que seules les catégories de Visitor Visa étaient alors accessibles par cette procédure, les autres visas devant être progressivement ajoutés au portail.
Cette ouverture constituait l’aboutissement de plusieurs mois de tests. Début juillet, le gouvernement indiquait encore avoir achevé avec succès les essais de la passerelle de paiement développée avec ANZ Banking Group, sans que le service soit alors pleinement ouvert aux demandeurs.
Le communiqué ministériel confirme maintenant que la passerelle de paiement électronique est opérationnelle pour le règlement des visas.
34 catégories de visas dans le nouveau régime
La réforme réorganise également le dispositif migratoire des Îles Salomon. Selon le gouvernement, le nouveau régime comprend 34 catégories de visas réparties en 11 sous-catégories, destinées notamment aux visiteurs, voyageurs d’affaires, travailleurs, étudiants ou personnes relevant de régimes particuliers.
Cette restructuration est accompagnée d’un nouveau barème tarifaire.
Les Immigration (Fees) (Amendment) Regulations 2025, publiés au Journal officiel, prévoient que les procédures de demande et le paiement des frais doivent être effectués principalement par voie électronique, tout en autorisant l’immigration à accepter une procédure manuelle dans certaines circonstances exceptionnelles, notamment en cas de panne du système ou de difficulté d’accès aux services numériques.
Pour le Tourist Visa, le barème prévoit 50 USD de frais administratifs et 50 USD de frais de service, soit 100 USD au total, ainsi que 100 USD pour une prolongation. Ces montants figurent également dans l’espace de demande du portail électronique.
Jusqu’à 180 jours pour le visa touristique
Le communiqué gouvernemental indique que les voyageurs concernés obtiennent initialement une autorisation préalable de 30 jours, tandis que ceux souhaitant séjourner davantage peuvent demander un visa ou une prolongation. La catégorie touristique peut permettre un séjour total allant jusqu’à 180 jours, sous réserve du respect des conditions prévues par la législation salomonaise.
Les informations actuellement affichées par les différents espaces officiels méritent toutefois une précision.
Dans l’espace connecté du portail de demande consulté par VisasNews, la fiche « Tourist Visa » mentionne notamment une entrée unique, des frais totaux de 100 USD et une durée de séjour de 90 jours, avec une prolongation pouvant être accordée une seule fois pour un maximum de 90 jours.
La page publique consacrée au visa touristique présente actuellement les durées différemment : elle évoque une pré-autorisation de 30 jours, un séjour prolongé de 60 jours et un plafond pouvant atteindre 180 jours.
Le communiqué ministériel retient lui aussi le principe d’une première période de 30 jours et d’un séjour touristique total pouvant atteindre 180 jours. Les autorités n’ont donc pas encore totalement harmonisé la présentation des différentes durées sur leurs supports numériques.
Les Français et les autres citoyens de l’Union européenne restent exemptés de visa
L’arrivée du système électronique ne signifie pas que tous les voyageurs doivent demander un e-Visa.
Les citoyens de l’Union européenne, dont les Français, Belges et Suisses continuent de bénéficier de l’accord d’exemption de visa conclu avec les Îles Salomon.
Cet accord entre l’Union européenne et les Îles Salomon, toujours en vigueur, permet aux titulaires d’un passeport ordinaire, diplomatique, de service, officiel ou spécial de séjourner dans l’archipel sans visa pendant un maximum de 90 jours sur toute période de 180 jours. L’exemption ne couvre notamment pas les personnes se rendant dans le pays pour exercer une activité rémunérée.
Le gouvernement salomonais confirme dans son annonce du 6 septembre que les accords d’exemption existants sont maintenus, notamment avec l’Union européenne.
Pour un Français effectuant un séjour touristique classique de courte durée, le lancement du nouveau portail e-Visa ne crée donc pas de nouvelle formalité obligatoire avant le départ.
« Faciliter les voyages légitimes et le tourisme »
Pour Christopher Akosawa, directeur de l’immigration des Îles Salomon, cette modernisation doit permettre de conjuguer contrôle des frontières et simplification des déplacements internationaux.
« Ces réformes concilient la nécessité de protéger nos frontières et celle de faciliter les voyages légitimes et le tourisme. Le nouveau système facilite les visites aux Îles Salomon tout en renforçant nos procédures de sécurité et d’immigration », a déclaré M. Akosawa.
Le directeur de l’immigration estime également que la dématérialisation permettra de réduire les délais de traitement et de rendre les services de visa plus accessibles aux personnes déposant une demande, qu’elles se trouvent aux Îles Salomon ou à l’étranger.
La délivrance électronique d’un visa ou l’existence d’une exemption ne garantit toutefois pas automatiquement l’entrée sur le territoire : tous les voyageurs restent soumis au contrôle de l’immigration à leur arrivée et doivent respecter les conditions correspondant à leur statut.
L’éclairage VisasNews
L’annonce du 6 septembre 2026 officialise un service dont le déploiement était déjà perceptible depuis plusieurs semaines. La passerelle de paiement avait été activée le 22 août, dans un premier temps pour les visas de visiteur, et le gouvernement confirme désormais le fonctionnement du système électronique de demande, de traitement et de paiement. Le portail constitue donc dorénavant la voie de référence pour les voyageurs soumis à visa. Cette évolution ne modifie pas l’exemption dont bénéficient notamment les Français et les autres citoyens de l’Union européenne pour les séjours de courte durée.