Guerre tarifaire – Feux groupés contre Christine Fréchette

Guerre tarifaire – Feux groupés contre Christine Fréchette

Alors que le Québec entame sa 13e journée de campagne électorale, les chefs des principaux partis ont critiqué l’approche de Christine Fréchette face à la guerre tarifaire entre le Canada

Christine Fréchette

Alors que le Québec entame sa 13e journée de campagne électorale, les chefs des principaux partis ont critiqué l’approche de Christine Fréchette face à la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis.

Pour certains, la rencontre du conseil des ministres planifiée lundi soir et la rencontre avec les chefs de partis qui s’en est suivie mardi ont surtout servi à attirer l’attention sur Mme Fréchette et la CAQ.

«Aucune autre province n’a convoqué un conseil des ministres d’urgence, aucune autre province n’a convoqué des chefs de l’opposition», a lancé mardi le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime.

Ce dernier était le seul absent de la réunion transpartisane à laquelle convoquée par Mme Fréchette. La rencontre portait sur l’adaptation aux nouveaux tarifs canadiens qui entraient en vigueur à minuit, en riposte aux tarifs de Donald Trump.

Face aux droits de douane de 50% imposés par les États-Unis sur 28 G$ de produits canadiens, le Canada a rétorqué en imposant depuis minuit des contre-tarifs dits «dollar pour dollar» sur environ 28 G$ de produits américains.

En point de presse mardi matin, Duhaime a d’ailleurs accusé Fréchette de mettre en place une pièce de théâtre au lieu de se concentrer sur les sujets importants de la campagne.

Le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, avait lui aussi initialement refusé l’invitation de Christine Fréchette, mais a finalement participé à la rencontre.

M. St-Pierre Plamondon estime que la réunion aurait pu être un simple courriel, puisqu’elle n’a apporté rien de nouveau à ce qui était déjà publié dans les médias. La première ministre sortante le blâme plutôt de n’avoir posé aucune question durant la rencontre.

«On nous a lu un texte copié-collé de ce [qui allait être] publié et on nous a demandé s’il y avait des questions, exprime-t-il. J’ai pu entendre les questions de Ruba Ghazal et de Charles Millard, et j’ai constaté que, non seulement, on était dans la chorégraphie, mais que les réponses étaient des lieux communs ou des « je ne sais pas »», souligne le chef péquiste.

Même son de cloche du côté de Charles Milliard, qui avait dénoncé un “coup de théâtre” avant même le début de la rencontre.

Québec solidaire inquiet

De son côté, la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, s’est dite «inquiète » en sortant de la rencontre. Elle a notamment reproché à Fréchette de ne pas avoir présenté des mesures suffisamment concrètes pour protéger les travailleurs touchés par la guerre tarifaire. 

«Je voulais savoir si le Québec allait être encore plus affecté [par les contre-tarifs], déjà que les tarifs de Trump nous affectent, et elle n’avait aucune réponse», a émis Ghazal en point de presse lundi soir.

Mme Ghazal présentait mardi son plan pour réduire la dépendance de l’économie québécoise au voisin du sud. Elle compte miser sur les énergies vertes et “tourner le dos” au pétrole.

L’absence du PCQ dénoncée

De son côté, le député caquiste de Beauce-Sud Samuel Poulain a critiqué l’absence du chef du PCQ de s’absenter de cette rencontre transpartisane. Selon Samuel Poulin, la région de Chaudière-Appalaches, un territoire particulièrement convoitée par le PCQ pour ces élections, est durement touchée par la guerre tarifaire.

Le député caquiste reproche donc au chef conservateur de solliciter des votes dans la région mais de ne pas s’intéresser suffisamment à ses enjeux.

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Journal Métro (FR)




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