Les voyageurs dispensés de visa pour les États-Unis devront bientôt payer un (tout petit) peu plus cher leur autorisation de voyage électronique. À partir du 16 octobre 2026, le prix de l’ESTA passera de 40,27 à 40,62 dollars, conséquence d’un nouvel...
Les voyageurs se rendant aux États-Unis dans le cadre du Programme d’exemption de visa (Visa Waiver Program, VWP) vont devoir ajouter quelques centimes au coût de leur autorisation de voyage électronique ESTA.
Dans un avis publié au Federal Register ce 1er octobre 2026, le Department of Homeland Security (DHS) et l’U.S. Customs and Border Protection (CBP) annoncent les nouveaux tarifs de plusieurs frais d’immigration applicables pour l’exercice fiscal 2027.
Pour l’ESTA (Electronic System for Travel Authorization), le changement interviendra le 16 octobre 2026.
À cette date, une autorisation approuvée coûtera 40,62 dollars (35,93 euros), contre 40,27 dollars (35,62 euros) actuellement.
L’ESTA passe de 40,27 à 40,62 dollars
Un prochain voyage aux États-Unis ?
Votre ESTA en quelques clicsLa hausse restera cette fois très limitée : 0,35 dollar supplémentaire par autorisation ESTA approuvée.
Elle résulte du mécanisme d’indexation annuelle sur l’inflation prévu par la législation américaine HR-1. Entre juillet 2025 et juillet 2026, l’indice américain des prix à la consommation utilisé pour ce calcul, le CPI-U, a augmenté de 3,36 %.
L’intégralité du prix de l’ESTA n’est toutefois pas concernée par cette indexation.
Le montant actuellement facturé se compose de trois éléments : 17 dollars, 10,27 dollars destinés à couvrir les coûts de fonctionnement et d’administration du système ESTA, et 13 dollars.
Seule la deuxième composante est réévaluée. Elle passera de 10,27 à 10,62 dollars, tandis que les montants de 17 et 13 dollars resteront inchangés.
Le prix total d’une autorisation ESTA approuvée atteindra donc : 17 $ + 10,62 $ + 13 $ = 40,62 $
En cas de refus de la demande, le voyageur ne paiera que la partie correspondant aux coûts de fonctionnement du système, soit 10,62 dollars, contre 10,27 dollars actuellement.
Pour une famille de quatre personnes effectuant quatre nouvelles demandes, la hausse représentera ainsi 1,40 dollar supplémentaire.
Une nouvelle évolution du tarif après celles de 2025 et début 2026
Cette hausse de 35 cents est sans commune mesure avec le changement intervenu un an plus tôt.
Le 30 septembre 2025, le prix de l’ESTA avait quasiment doublé, passant de 21 à 40 dollars, à la suite de l’entrée en vigueur des nouveaux frais instaurés par la législation HR-1.
Une première indexation annuelle était ensuite intervenue le 1er janvier 2026, portant le montant de 40 à 40,27 dollars.
Le prix de l’ESTA aura ainsi évolué à trois reprises en un peu plus d’un an :
- 21 dollars avant le 30 septembre 2025 ;
- 40 dollars à partir du 30 septembre 2025 ;
- 40,27 dollars depuis le 1er janvier 2026 ;
- 40,62 dollars à partir du 16 octobre 2026.
La différence est que les deux dernières évolutions relèvent désormais du mécanisme annuel d’ajustement à l’inflation prévu par la loi américaine.
Les ESTA déjà délivrés ne sont pas concernés
Le nouveau tarif concernera les demandes soumises à partir du 16 octobre 2026.
Les voyageurs disposant déjà d’une autorisation ESTA valide n’auront aucun supplément à régler et n’auront pas besoin de déposer une nouvelle demande en raison de cette hausse.
L’ESTA reste en principe valable deux ans à compter de son approbation, ou jusqu’à l’expiration du passeport auquel il est rattaché si celle-ci intervient auparavant.
Les voyageurs qui doivent effectuer prochainement une nouvelle demande pourront donc encore bénéficier du tarif de 40,27 dollars jusqu’au 15 octobre 2026, avant le passage à 40,62 dollars le lendemain.
EVUS et « parole » augmentent également, l’I-94 reste à 30 dollars
L’ESTA n’est pas le seul dispositif concerné par les nouveaux montants annoncés par le DHS.
À compter du 16 octobre 2026, le tarif de l’Electronic Visa Update System (EVUS) passera de 30,75 à 31,75 dollars, soit une hausse d’un dollar.
EVUS est actuellement utilisé par les ressortissants chinois titulaires de certains visas américains B-1, B-2 ou B-1/B-2 d’une validité de dix ans, qui doivent mettre à jour certaines informations avant leur voyage aux États-Unis.
Les frais liés à la « parole » migratoire, mécanisme permettant dans certaines situations à un étranger d’entrer temporairement aux États-Unis sans admission classique, passeront pour leur part de 1 020 à 1 050 dollars.
En revanche, le tarif total du Form I-94 demandé à certains voyageurs aux points d’entrée terrestres restera fixé à 30 dollars.
Il se compose de 24 dollars de frais instaurés par HR-1 et de 6 dollars de frais déjà existants. L’ajustement calculé pour 2027 sur la partie de 24 dollars atteint 0,81 dollar mais, conformément à la formule prévue par la loi, ce montant doit être arrondi à l’entier inférieur : aucune augmentation ne sera donc appliquée cette année.
Le CBP précise par ailleurs que ces frais concernent les demandes d’I-94 effectuées aux points d’entrée terrestres. Ils ne sont pas facturés aux voyageurs arrivant par voie aérienne ou maritime, ceux-ci n’ayant pas à déposer ce type de demande de Form I-94.
L’ESTA reste indispensable pour voyager sans visa aux États-Unis
L’ESTA permet aux ressortissants des 42 pays et territoires participant au Visa Waiver Program, dont les Français, Belges et Suisses, de voyager aux États-Unis sans demander préalablement un visa classique pour des séjours touristiques ou d’affaires pouvant aller jusqu’à 90 jours.
Cette autorisation électronique doit être obtenue avant le départ pour les voyages effectués par voie aérienne, maritime ou terrestre.
Elle ne constitue toutefois pas une garantie d’admission sur le territoire américain, la décision finale relevant des agents du CBP au point d’entrée.
L’éclairage VisasNews
La hausse du 16 octobre reste limitée à 35 centimes par ESTA approuvé. Elle confirme surtout la mise en place d’ajustements tarifaires annuels liés à l’inflation pour certains frais d’immigration américains. Les voyageurs disposant déjà d’un ESTA valide ne sont pas concernés par ce changement et n’ont aucune démarche particulière à effectuer.